
État des lieux
Avant de voir la liste des choses à améliorer pour faire tourner quelque chose dans cet HomeLab, un état des lieux s’impose. Voici la liste complète des specs de la tour à J0 :
- 1 CPU Intel Pentium G3220 cadencé à 3 GHz
- 1 Carte mère H81M-P33 de MSI
- 1 barrette de 4 Go de RAM en DDR3
- 1 HDD de 1 To de Western Digital
- Windows 10 Famille
Priorités
Fort de ce constat, je me rends compte qu’avec ces specs d’un PC d’entrée de gamme d’il y a 13 ans (au mieux 12), je serai plus que limité, mais je ne me laisse pas abattre pour autant. Ainsi, j’ai identifié 4 priorités.
Le CPU
La première étant de changer le CPU, car je sais qu’il est compliqué, pour ne pas dire impossible en 2026 de travailler avec un CPU qui possède uniquement 2 cœurs. Pour palier à ce problème, toujours dans une démarche de récupération, j’ai essayé de trouver des CPU Intel i5 d’occasion compatible avec la carte mère. J’ai finalement trouvé sur Le Bon Coin un CPU Intel Core i5 4690 pour le prix de 10 € que j’estime être un bon rapport qualité/prix. Petite ironie du sort : la pâte thermique a coûté plus cher que le processeur lui-même (Ref : Noctua NT-H1 3,5 g SW Edition à 10,99 € sur Amazon). C’est le paradoxe du hardware d’occasion : on finit par payer le consommable plus cher que le silicium. J’ai ainsi pu doubler mon nombre de cœurs et passer d’une fréquence de 3 GHz à 3.5 GHz.
Note: sachant que ce processeur génère bien plus de chaleur que son prédécesseur, le Pentium, j’ai décidé de mettre à profit certains ventilateurs inclus dans le boîtier — jusqu’alors laissés de côté. Objectif ? Booster le flux d’air en les connectant directement à la carte mère, afin de renforcer l’efficacité du ventilateur d’origine et d’assurer une dissipation thermique optimale.
La mémoire
La seconde priorité est la mémoire. Étant donné que la carte mère possède uniquement 2 slots, j’ai utilisé une ancienne barrette Kingston de 4 Go d’une vielle tour qui traînait chez moi et je l’ai utilisé pour doubler ma mémoire. Le coût, imbattable : 0€. Ceci est d’autant à féliciter vu le contexte actuel sur la pénurie de mémoire RAM sous fond de demande exceptionnelle suite à boom de l’Intelligence artificielle.
Le stockage
La troisième étape concerne le stockage. Pour moi, il était INCONCEVABLE de stocker l’OS sur un disque dur (HDD) en 2025. J’ai donc appliqué la même stratégie que pour mon CPU : une recherche ciblée sur Le Bon Coin pour dénicher du matériel qualitatif à prix cassé.
J’ai ainsi pu obtenir un SSD Samsung PM871 de 120 Go pour la modique somme de 7 €. Bien que ce modèle date de la fin d’année 2015, il reste bien plus performant qu’un disque classique. L’outil de monitoring Linux S.M.A.R.T indique 28 600 heures d’utilisation, ce qui témoigne d’une vie déjà bien remplie.
Le conseil sécurité : Acheter d’occasion implique une certaine prudence. On ne sait jamais ce qui a pu traîner sur un disque par le passé. Avant même de brancher ma machine au réseau ou d’y transférer mes fichiers, j’ai donc effectué un nettoyage en profondeur via l’utilitaire diskpart de Windows (commande clean). C’est une étape de cybersécurité simple mais indispensable pour supprimer toute trace d’anciennes partitions ou de logiciels malveillants, et repartir sur une base totalement saine.
Encore une fois, le but de cet exercice est de travailler avec le maximum de « récup » au prix le plus bas possible. Une de mes prochaines tâches sera de partitionner mes disques pour optimiser cette configuration hybride.
Le réseau
La dernière étant la connexion au réseau LAN, ma box internet étant située dans une autre pièce inaccessible même avec un câble Ethernet et étant dépourvue de carte Wifi, j’ai préféré la solution du CPL pour démarrer. Une solution permettant d’utiliser le réseau électrique d’un foyer comme extension du réseau LAN à partir de prises électriques existant. Ainsi, j’ai pu brancher un adaptateur CPL sur une prise près de mon ordinateur, ce qui m’a permis de créer une connexion stable et rapide sans avoir à tirer de câbles sur de longues distances. Encore une fois, Le Bon Coin a été mon ami pour trouver un couple de prises CPL de chez Orange pour 15,40 €.
Le passage en caisse
| Composant | Modèle | Source | Prix |
| CPU | Intel Core i5 4690 | Le Bon Coin | 10,00€ |
| Pâte Thermique | Noctua NT-H1 | Amazon | 10,99€ |
| RAM (4Go) | Kensington DDR3 | Récup (Tiroir) | 0,00€ |
| SSD (120Go) | Samsung PM871 | Le Bon Coin | 7,00€ |
| CPL | Kit Orange | Le Bon Coin | 15,40€ |
| TOTAL | 43,39€ |
Au final, le coût total d’achat de tout ce matériel aura été de 43,39 € (hors frais de transport). Avec un peu d’ingéniosité, j’ai ainsi pu augmenter les capacités de mon HomeLab.
Mon copain L’IA
J’ai indiqué dans l’épisode 1 que j’étais un novice dans le montage de matériel. Pour être honnête, je ne savais réellement pas par où commencer. C’est ainsi que j’en ai profité pour demander conseil sur des forums, des serveurs Discord, Reddit… Mais le plus gros du travail a été fait à l’aide de l’Intelligence Artificielle. L’agent IA que j’ai le plus utilisé aura été Gemini de Google. Pour la simple et bonne raison que j’ai un compte Gemini Pro avec mon compte étudiant 😄. Il m’a conseillé sur le choix du CPU et sur les mises à jour du BIOS de la carte mère pour garantir leur interopérabilité. De même sur le stockage, il m’a proposé différentes options sur le choix des disques, leurs options de partitionnement. Cependant, mon point de vue sur l’IA est que ce dernier reste un assistant pour la simple et bonne raison que l’humain reste garant des opérations. C’est pourquoi j’ai pris soin de valider chaque suggestion, d’évaluer les avantages et les limites de chaque configuration, et d’adapter les choix en fonction de mes besoins réels et de mon expérience.
La suite…
Dans le prochain épisode de la série, je vais vous raconter les détails du choix de la distribution Linux et son installation.